L'an prochain, de nombreuses abeilles risquent de mourir prématurément , à cause de virus transportés par des acariens.Les abeilles domestiq
.../...
L'an prochain, de nombreuses abeilles risquent de mourir prématurément , à cause de virus transportés par des acariens.Les abeilles domestiques ne sont pas uniquement victimes des pesticides et probablement aussi des ondes WiFi : elles sont aussi frappées de virus mortels. C'est en tout cas ce que révèle une étude de l'unité d'entomologie fonctionnelle et évolutive de la Faculté des sciences agronomiques de Gembloux. En effet, une équipe de chercheurs a évalué l'état sanitaire de plus de 500 colonies d'abeilles domestiques. Résultat : Tous les ruchers sont contaminés et six virus, dont quatre mortels, ont pu être identifiés. Ces virus pourraient ainsi être à l'origine de la disparition de nombreuses abeilles l'an prochain.
L'acarien Varroa destructor, un tueur en sérieLe responsable de l'hécatombe à venir? Le bien nommé acarien Varroa destructor, qui peut véhiculer au moins quatre des six virus détectés. Selon Kim Nguyen, chercheur à la faculté des sciences agronomiques de Gembloux, cette sale bestiole serait apparue vers 1984 dans les cantons de l'Est. «Le Varroa destructor est arrivé chez nous par le biais d'abeilles asiatiques importées en Europe. À partir de ce moment, les apiculteurs ont utilisé différents produits chimiques pour lutter contre ce nuisible. Mais dix ans plus tard, les Varroas étaient devenus résistants à ces produits. Les apiculteurs se sont alors servis de substances non homologuées qui ont rendu les acariens encore plus résistants », explique le scientifique.
Mais depuis l'an passé, les apiculteurs peuvent à nouveau acheter un produit homologué, le Timovar, que l'on pulvérise sur les ruches en été. Et cet hiver, ils pourront aussi utiliser une nouvelle substance, l'Oxuvar, qui sera prochainement mise sur le marché.
La pollinisation des plantes toujours assuréeOn pourrait toutefois s'inquiéter qu'une chute importante du nombre d'abeilles domestiques n'entraîne une moindre pollinisation de la flore sauvage. Pas de risque de ce côté-là, affirme Kim Nguyen. «La pollinisation de la flore est assurée par les abeilles sauvages, et non par les abeilles domestiques. De plus, les abeilles domestiques et les abeilles sauvages ne se rencontrent que rarement, et les risques de contamination sont donc peu élevés», rassure le scientifique.
